'Tadpoles', Review in Magic (Hebdo #135)
Nick Wheeldon & The Living PaintingsTadpolesLe Pop Club Records, 27 mars 2026
Demandez aux amoureux de la musique Nick Wheeldon ce qui les y attache. Certains vous répondront son chant nasal, prolongé par un vibrato empli de passion et d’urgence. D’aucuns pointeront son art de mélodies accrocheuses qui cueillent dès la première écoute. D’autres souligneront le talent de Nick pour s’entourer, faire la part belle aux musiciens qui l’accompagnent et capter l’énergie d’un groupe comme on rêve une fratrie. Les mêmes peut-être vous diront que les arrangement des chansons, généreux, font la différence en terres folk rock ; que le violon et le saxophone offrent au disque une épaisseur inédite. Et tous auront raison bien sûr. C’est tout cela, assemblé en une recette dont on peine à saisir l’équilibre et le miracle, même avec un cinquième album publié en autant d’années. La matière est là, offerte à nos oreilles ; les chansons se multiplient mais chaque écoute est la première avec Nick. C’est une musique qui court à votre rencontre pour vous serrer dans ses bras. Enregistré en sept jours, sur bandes magnétiques et console huit pistes, dans les conditions du live avec ses camarades des Living Paintings quelque part dans les Landes, Tadpoles n’est pas meilleur ni moins bon que les autres albums de ce natif de Sheffield installé en France : il est tout aussi indispensable et, comme ses prédécesseurs, il vous brisera le cœur.